... Ou accepter d'être aimé(e) pour sa laideur aussi (d'une 4 qui prétend que la beauté est en germes dans le pire).
La question est là : vais-je marcher de biais, pour essayer d'enfouir mon côté le plus laid dans l'ombre de mes pas, ou vais-je me lever, prendre mon grabat et marcher ?
Oracle du Seigneur à mon seigneur : "Siège à ma droite, et je ferai de tes ennemis le marchepied de ton trône."
De Sion, le Seigneur te présente le sceptre de ta force : "Domine jusqu'au coeur de l'ennemi." Psaume 110, 1.2.
Les ennemis peuvent grignoter de l'intérieur, ils se nomment doute, violence, haine, jalousie, orgueil, colère, envie...
Tant que je veux laisser ces parts de moi sur le bord de la route, je m'étonne de ne pas trouver ma demeure. Je me contrains à l'exil de moi-même.
Prendre le risque de m'accueillir telle que je suis est un acte de foi, mais la clé est là : la partie de ma face défigurée par les "ennemis" que d'instinct je voudrais abattre ou déguiser d'un maquillage séduisant, voilà un lieu de vivacité. Au lieu de m'épuiser à lutter contre moi-même pour me tenir en respect, je peux essayer de me faire mienne, de m'accepter.
Alors je peux utiliser les ennemis absorbés, transformés, remis dans la lumière pour marcher et gravir le "marchepied de mon trône", m'habiter avec moins de peur.
"Je suis noire et pourtant je suis belle, filles de Jerusalem, comme les tentes de Qédar, comme les pavillons de Salma" Ct 1-5
Mathilde
je suis touchée de l'habileté du 4 à parler de son âme, et de cette manière spirituelle et biblique de nous le dévoiler. c'est beau et bon....
RépondreSupprimerVéronique
C'est une autre façon de lire et de de répondre à l'invitation du Christ à aimer ses ennemis.
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